La Confrérie du Dragon Eteint

Vous n'êtes pas identifié(e).

Annonce


#1 29-06-2007 22:56:59

Astarot
Conseiller

Lettre

Astarot lis une lettre qu'il vient de recevoir. Il vient juste de rentrer dans sa chambre au Poney Fringuant

Mes mains tremblent en lisant cette lettre.
Elle fait naitre la rage au fond de mon être.
Je l'a parcour lettre par lettre.
Elle vient amplifier mon mal-être.

Maman tu m'as protégé de ce tyran.
Tu as écrit cette lettre en pleurant.
Pleurant pour un fils qui ne mérite pas tant.
Un fils qui a du poison dans le sang.

Je suis parti pour fuir mon père.
Tous les jours je porte le deuil de mon frère.
Au fond de moi, tout n'est que colère.
Car je ne peux revenir en arrière.

Alors, comme ça, il m'envoie ses cerbères ?
Il veut m'enfermer derrière des barrières.
Il a mis ma tête aux enchère !
Ce soir, ma vie s'accélère.

Des gouttes de sang coulent le long de sa joue et viennent maculés le parchemin.

Le sang chaud qui coule le long de ma plaie.
Me rappelle le mal que j'ai fait.
Ma cicatrice ne se refermera jamais.
Ce soir j'ai l'impression d'avoir pris un coup de fouet !

Laisse tomber la lettre et s'en va en courant dans la nuit.

La nuit est fraiche et sombre.
J'ai l'impression que la mort me regarde dans l'ombre.
Prêt à me pousser dans la pénombre.
Aujourd'hui je sens que ma volonté s'effondre.

S'effondre en haletant devant le petit lac à côté de Staddhel.

Je ne dois pas craquer, après tout ce que j'ai enduré.
Mais devant cette hostilité, j'ai envie de pleurer.
Je ne serais jamais débarrassé de mon passé
Alors, à quoi bon espérer ?


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#2 30-06-2007 23:14:04

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

L'aventure du petit Astarot continu.

Le secret révélé.

Mon père à donc décidé de me ramener au Gondor.
Les premiers ennuis ont commencés ce matin.
S'ils pensaient me capturer au réveil, ils ont eu tort.
Je ne me ferais pas capturer par ses gredins.

Une traque dans Bree commença.
Ils étaient motivés par l'appât du gain.
Plus jamais on ne m'emprisonnera.
Je suis déterminé à affronter tous les coups du destin.

Ils finirent par me coincer dans un coin.
Je n'avais plus le choix il me fallait les combattre.
Ils étaient deux, un homme et un nain.
J'ai dégainé mon épée pour les abattre.

Le combat fut rude et sanglant.
J'ai réussi à me défaire de ces deux guerriers.
Mais la hache du nain me trancha le flanc.
J'avais mal, mais je ne pouvais pas crier.

La fuite de Bree était ma seule issu.
Je me suis sauvé dans les bois de Staddhel.
A l'abri derrière un buisson, je restais à l'affût.
Loin était le bout du tunnel.

Dans l'après-midi je vis approcher une silhouette.
Je ne pouvais pas me tromper c'était elle.
Elle approchait, il était trop tard pour battre en retraite.
Je me suis levé et présenter à elle.

Je ne voulais pas perdre la face devant elle.
Il fallait que je sois comme d'habitude.
Le problème quand je suis avec elle.
C'est que je perds toutes mes aptitudes.

Impossible de lui mentir très longtemps.
Elle découvrit ma blessure.
Ma blessure me brulait tant.
Que je ne pouvais plus jouer le dur.

Le moment que je redoutais tant est arrivée.
Je devais prendre le risque de lui dire.
Elle devait connaitre la vérité.
Je n'aurais jamais pu lui mentir.

Il fallait qu'elle connaisse mon histoire.
Je prenais le risque de la perdre à jamais.
Je me suis mis à lui raconter mes déboires
Avec attention elle m'écoutait.

A la fin du récit, je me sentais apaisé.
De lui avoir raconté la tragédie de ma vie.
Elle m'a dit qu'elle comprenait ce que j'avais enduré.
Sa réaction m'a laissé abasourdi.

Je lui ai révélé mon secret.
Elle ne m'a pas rejeté.
Maintenant, je dois rester discret.
Car mon combat ne fait que commencer.

Je la regarde partir avec regret.
Au loin le soleil va bientôt se coucher.
La nuit sera longue je me dois d'être prêt.
Pour affronter tous les dangers.

Dernière modification par Astarot (30-06-2007 23:17:13)


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#3 02-07-2007 00:00:51

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

La cachette :

Mon père ne lésine pas sur les moyens, 10 000 pièces d'or pour me ramener vivant au Gondor. Il doit vraiment avoir envie de me tuer lui-même. Grâce à lui je ne peux même plus mettre les pieds à Bree ! Que la peste l'emporte! Je dois me trouver une cachette.
Adso a eu la gentillesse de me cacher dans son camps au sud de la ville. Sans lui j'aurais été condamné à dormir dans les bois.
La première nuit au camps a été horrible, je n'ai pas fermée l'oeil de la nuit de peur de me faire attaquer. Je dois rester sur mes gardes, la récompense pour ma capture doit motiver bien des gens .
Je dois réfléchir à une solution pour régler cette histoire. Ca sera dure il ne me pardonnera jamais. Je lui ai enlevé ce qu'il avait de plus précieux. Malgré la distance, il arrive encore à me gâcher la vie. Que dois je faire?

repense à tout ce qu'il a vécu depuis qu'il a fuit le Gondor et surtout sa rencontre avec Khiara.

Avant, je serais parti au Gondor affronter mon père. Aujourd'hui les choses ont bien changé. Je dois vite trouver un moyen de contacter mon père et de résoudre cette affaire au plus vite.
La journée fut tranquille. Je suis resté dans la tente qu'Adso m'a gentiment préparé. Je dois éviter de m'exposer aux regards des passants, je ne veux pas attirer des ennuis à Adso. En début de soirée, je suis sortie de la tente pour prendre un peu l'air. Je fis une petite ballade pour me dégourdir les jambes. Quand je suis revenu au camps, j'ai eu le plaisir de voir Khiara assise devant le feu de camps. La soirée était calme et les voyageurs qui passaient par le campement devenaient rares. Je me suis assis à côté d'elle et on a bavardé ensemble un petit moment. Elle m'a proposé de me cacher dans sa chambre. Malgré mon hésitation et ma gêne elle finit par me convaincre. Je me suis déguisé pour revenir à Bree avec elle.

Elle me laissa seul dans sa chambre et me demanda de lire son journal. Je me suis assis et j'ai passé la soirée à le lire . J'étais bouleversé en apprenant ce qu'elle avait enduré. La relation avec son père était aussi compliqué que la mienne avec le mien. La soirée était déjà bien avancée, je ne pouvais m'empêcher de penser à la situation de Khiara.
Je profitais d'être seul, pour pouvoir guérir ma blessure au flanc gauche. J'ai frotté ma plaie avec le tissu propre et le flacon qu'elle m'avait donné auparavant. La brulure était horrible, il fallait absolument éviter une septicémie. Après avoir bien désinfecté la plaie, je remis le bandage en place. J'étais vraiment fatigué par les dernières journées. Je me suis décidé à m'asseoir devant la cheminée pour me reposer un peu devant le feu. Je serrai mon épée contre ma poitrine pour être prêt à me battre au moindre bruit suspect. La fatigue était trop grande et après quelques minutes je me suis endormi comme une souche.

Dernière modification par Astarot (02-07-2007 00:01:38)


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#4 03-07-2007 15:55:28

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

Astarot est dans sa chambre pour se reposer et permettre à sa blessure de guérir complètement. Pour occuper son temps il décide de jeter quelques mots dans son journal.

Je ne voulais pas le tuer, ce n'était pas mon intention.
Maintenant, vivre avec sa mort est ma seule punition.
En c'est temps troublés, j'ai choisi la voie de l'expiation.
C'est la seule solution, ma seule rédemption.

Mon combat ne fait que commencer, nombreux sont les dangers.
Mon père pour commencer et l'Angmar pour terminer.
Après tout ça, je pourrais enfin vivre le coeur léger.
Hélas, ce jour-là n'est pas prêt d'arriver.

Depuis peu, mes épées sont émoussées.
Dans mes mains elles ne dansent plus avec fluidité.
Devenus trop capricieuses, elles n'obéissent plus à ma volonté.
Sans notre osmose, je ne peux pas espérer triompher.

Pour redevenir un bretteur, il me faut retrouver la passion.
Qui doit guider mes lames au coeur de l'action.
C'est la seule solution, il faut y mettre toute ma conviction.
Protéger les êtres qui me sont chers, voilà mon ambition.

Il pose sa plume dans l'encrier, referme le livre et le pose sur la table de chevet. Puis s'endort paisiblement.

Dernière modification par Astarot (03-07-2007 16:01:57)


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#5 04-07-2007 14:46:21

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

Une nouvelle journée commence.  Astarot se lève doucement et va s'asseoir sur la chaise. Sa blessure semble ne plus le faire souffrir. Il passe sa main sur les restes de la croûte qui commence à s'effriter, pour laisser place à une cicatrice.

- Maudit nain, tout ça c'est de la faute à mon père.

Il regarde Khiara dormir paisiblement et sourit.

-Elle a dû s'entraîner dur hier. A ce rythme, elle deviendra très vite une guerrière redoutable et une grande capitaine.

Un large sourire apparaît sur son visage lorsqu'il pose son regard sur la lance de la jeune femme.

- Avec un joujou pareil, les brigands de la région ne doivent plus dormir tranquilles.

Il met son armure, en essayant de faire le moins de bruit possible. Après avoir enfilé son plastron, il sent une légère douleur au niveau de ses cotes flottantes gauche. Les mailles en métal lui compressent la cage thoracique. Cependant, la situation d'Astarot ne lui permet pas de sortir sans protection. Une fois son armure enfilé, il attache sa ceinture avec ses deux épées dans les fourreaux.
Il est prêt pour le rendez-vous.

- L'émissaire de mon oncle ne devrai pas tarder, je dois vite me rendre au cimetière de Bree.

Avant de partir, il se dirige vers Khiara et lui dépose un doux baisé sur le front. Et dit à demie-voix.

- Dors bien mon amour.

Astarot se glisse hors de la chambre et se dirige vers la porte d'entrée. Il met son chapeau sur la tête, en prenant soin de le pencher pour dissimuler sa cicatrice. Il ouvre la porte et sors. Il se met se dirige à grandes enjambées vers le lieu du rendez-vous.

Arrivé sur place, trois hommes l'attendaient. Deux montagnes en armure de plaques complètes et un homme de stature plus raisonnable habillé de manière raffiné. Les trois hommes portaient les couleurs de la maison de mon oncle.
Astarot se présente à eux. Les trois hommes viennent vers lui et s'inclinent. L'homme qui ne porte pas d'armure lui dit.

- Messire, je suis heureux de voir que vous avez pu venir au rendez-vous.

Astarot se dit à lui-même, il m'appelle encore une fois messire et je lui faits cracher ses dents.

- Je vous apporte un message de la part de votre oncle.

L'homme tend à Astarot un parchemin.

- Merci beaucoup, comment va mon oncle ?

- Mon maître est toujours en campagne contre les orcs. Malheureusement, nous n'avons pas le temps de traîner, le devoir nous  attend.

- Prenez soin de vous messire Astrot.

Après avoir salué les trois hommes, Astarot décachette le parchemin et le lis.
La sueur commence à perler sur son front en lisant le parchemin.

-Ce n'est pas possible, mon père est en route pour Bree!

Dernière modification par Astarot (04-07-2007 14:51:31)


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#6 06-07-2007 13:06:00

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

Radagast le brun est arrivé sain et sauf. Les dangers du col rouge ont vaillamment été vaincus par les compagnons du Dragon éteint.

Astarot est préoccupé, il doit revenir très vite à Bree.
La chevauché vers Bree fût pénible, les courbatures et le poids de l'armure se font ressentir. C'est tout juste s'il a la force de se maintenir sur le dos du cheval. Il ne pense plus qu'à deux choses, savoir si Khiara va bien et s'occuper de son père.

Au même moment, quelque-part entre le Gondor et Bree.

Une troupe d'environ 300 hommes en armure semblent escorter un grand carrosse. Les soldats et le carrosse portent tous un loup blanc, emblème de la maison Todbringer.

A l'intérieur de la voiture, un vieil homme déguste un coupe de vin en regardant par la fenêtre. Il semble absent, complètement absorbé par ses pensées.

- Sire, nous y somme presque. Bree n'est plus qu'à trois lieue.

Le vieil homme se ressaisi. Ses petits yeux noir semblent être remplis de colère.

- Merci Angelo !

- Alors, c'est dans ce trou à rat que se cache mon idiot de fils ! Il ne changera jamais...

Le vieil homme semble satisfait. Il se dit à lui-même.

- Tu pensais vraiment pouvoir mener cette vie encore longtemps.... Imbécile ! Je te ramènerais par la force. Je n'ai pas oublié ce que tu as fait à Valten. Sans parlé de ton refus d'épouser Christina.

Il finit de vider sa coupe.

- Angelo, cette fois je n'accepterais pas que tu me trahisse pour lui venir en aide ! On est bien d'accord ?

Angélo : Oui sire.

- Ca m'embêterait de devoir me séparer d'un maître d'arme de ta trempe.

Angélo : ...

- Fait sortir les bannières, je ne peux pas arriver à Bree comme un simple voyageur.

Angelo : Bien sire.

En peu de temps, de grande bannière bleue et blanche portant un grand loup blanc furent sorties. Le cortège avançait à grand pas dans la direction de Bree. Il arriverait avant le coucher du soleil.

Dernière modification par Astarot (06-07-2007 13:08:12)


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#7 09-07-2007 07:16:31

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

Quelque part dans le pays de Bouc, sur les bords du fleuve Brandevin. La lune était déjà bien haute dans le ciel.

Astarot : Bonsoir Angélo.

Angelo était assis sur le plat d'un rocher. Il regardait le fleuve paisiblement. Ce soir il ne portait pas son armure en mithril. Il avait juste ses deux épées posées à côté de lui.

Angelo : Bonsoir Astarot, viens t'asseoir à côté de moi.

Angelo : je vois que tu es venu sans armure.

Un petit rire prend forme sur le visage d'Angélo.

Angelo : Ne me dit pas que tu es venu dans l'espoir de me battre en duel ?

Astarot : Non, j'ai discuté avec Khiara hier soir. Elle m'a tout raconté.

Angélo : Je vois, elle tient beaucoup à toi. Elle n'a pas peur de se retrouver impliquée dans cette histoire.

Astarot (avec un sourire sur les lèvres) : Non, elle est sans doute plus courageuse que moi. Elle possède une force de caractère exceptionnelle. C'est une femme hors du commun !

Angélo (avec un ton taquin) : Je vois, le grand Astarot serait-il amoureux ? Je te taquine, ne le prend pas mal.

Astarot (sourit) : Oui, un coup-de-foudre. Je suis tombé sous son charme au premier regard.

Angélo : En tout cas, hier soir elle m'a convaincu de t'aider. Mais tu sais que ça ne sera pas facile de convaincre ton père. Je ne sais pas si votre histoire d'héritier suffira à le calmer.

Astarot : Je sais, faut que tu m'arranges un rendez-vous avec lui. Une petite discussion s'impose entre lui et moi, mais dans un endroit sûre. Je n'ai pas envie que ses 300 hommes me tombent dessus.

Angélo : Toujours aussi fou ? Ton père a besoin d'un solide héritier. Il ne renoncera pas si facilement.

Astarot (soupir) : Je sais, mais je ne suis pas fait pour ça. Je veux juste vivre ma vie tranquillement.

Angélo (haussa le ton) : Ta vie ? T'appelle ça une vie ? Tu ne fais que te détruire à petit feu !

Astarot (hausse le ton à son tour) : C'est faux, je me sens en pleine forme !

Angélo (se tourne vers Astarot l'air sérieux) : Tu peux tromper qui tu veux, mais pas moi. Hier matin, lorsque nous avons croisé le fer, j'ai eu le temps d'analyser tes mouvements. Je te connais mieux que personne, j'ai vu que tu avais des petites gènes dans tes mouvements. Ton corps à déjà subit trop de dommages. Chaque combat  rapproche un peu plus de la mort.

Astarot : ...

Angélo : Tu sais que j'ai raison. Depuis que tu es parti de la forteresse tu n'as fait que combattre. Bataille après bataille, ton corps s'use et tu ne lui donnes jamais le temps de se reposer. Le corps humain n'est pas une machine inusable...

Astarot : Je sais, mais je dois combattre...

Angélo l'interrompt brutalement.

Angélo : Dans quel but ?!

Astarot : Pour ne plus voir des gens souffrir !

Angélo : Imbécile ! Ce n'est qu'un bon prétexte pour justifier tous tes combats. La vérité est tellement évidente. Tu es rongé par le remord. Ton coeur est tellement submergé par ce sentiment de culpabilité que tu ne fais même plus attention à ton corps. Certes, tu pars au combat pour la bonne cause, mais sans te soucier de ta propre vie. Tu es un chien enragé sur un champ de bataille, dangereux pour toi et tes compagnons.

Le regard d'Angélo passa de la colère à la tristesse.

Angélo : Si tu continus dans cette voie, tu vas mourir dans d'atroces souffrances dans les deux ou trois ans à venir. Ton corps sera tellement meurtri que tu ne pourras même plus bouger tes doigts.

Angélo (pose une main sur l'épaule de son disciple en le regardant) : Tu es un combattant doué dans le maniement de l'épée. Je suis fier de t'avoir comme disciple. Mais te voir comme ça me remplit de tristesse.

Astarot : Je suis pourtant le responsable de la mort de mon frère...

Angélo (interrompt avant qu'Astarot finisse sa phrase) : C'est faux ! Le responsable c'est ton père. C'est à cause de sa façon de vous éduquer que tout cela est arrivé. tu n'y est pour rien. Il t'a sauvagement attaqué et tu t'es défendu. Regarde la balafre qu'il t'a fait ! Tu crois qu'il aurait hésité à te tuer ?

Astarot : J'au... j'aurais pu le neutraliser ....

Angélo : Astarot, tu n'y pouvais rien, c'était inévitable. A l'époque les soldats, la population te respectaient bien plus que Valten "le planqué". Il s'est senti menacé et a voulu te tuer, s'est la seule et unique vérité. Ouvre les yeux une bonne fois pour toute.

Astarot : ...

Angélo : Tu dois faire le deuil de ton frère pour pouvoir évoluer. Je vais t'aider contre ton père, je risque aussi ma peau dans cette histoire. Ne me déçois pas !

Angelo se lève en attachant ses épées autour de sa taille.

Angélo : Reste tranquille encore quelques jours, on va voir comment va réagir ton père. Je te tiendrais au courant. Profites-en pour te reposer. Allez bonne soirée.

Astarot : Merci pour tout Angélo. Bonne nuit.

Le maitre d'arme est donc retourné à Bree en laissant Astarot sur les bords du fleuve Brandevin. Le jeune guerrier se déshabilla pour prendre un bain dans le fleuve. En nageant, il pensait aux paroles d'Angélo. Il est vrai que son corps portent les stigmates de ses combats et des punitions de son père. Mais les traumatismes les plus sérieux sont invisibles à l'oeil nu. Son squelette présente déjà de nombreuses petites fêlures. De plus, les combats à répétition ont provoqué l'usure précoce de ses cartilages. Provoquant ainsi de l'arthrose dans les articulations de son membre supérieur. Depuis quelque temps, il sent une légère raideur et de temps en temps une petite douleur dans les articulations touchées par ce mal irréversible. Il sort de l'eau après une bonne heure. Il se sentait mieux après ces deux soirées. Mais le problème avec son père n'était toujours pas résolu.

Astarot se dit à lui-même :

- Je vais suivre tes conseils Angélo, je te demande juste de faire attention à toi...

*************************************************************************************************************************************************

Boris Todbringer était perplexe depuis sa discussion avec Angélo. Il errait dans sa chambre en sirotant une coupe d'hydromel. Depuis son arrivée il avait élu domicile dans la demeure du Bourgmestre de la ville de Bree. Une mansarde bien trop modeste pour son rang à son goût .

- Thélamon, je ne savais pas qu'il avait une fille. C'est très intéressant, je n'aurais jamais pensé qu'une femme puisse s'intéresser à un animal comme mon fils cadet. Et une petite noble en plus, il m'étonnera toujours.

Le vieux Todbringer avait l'air ravi.

- Je ne pouvais pas espérer mieux. A part se battre il a finalement d'autres talents.

Il se mit à rire.

- Je dois rencontrer cette petite pour écouter ça de mes oreilles. Tout ceci est inattendu, mais intéressant.

Il se mit à écrire sur un parchemin. Quand il eut fini, il le roula et le scella avec le sceau de la maison Todbringer.

- Réginald ! J'ai besoin de vous tout de suite !

Un petit bout d'homme fit irruption dans la pièce.

- Oui sire ?

- Va porter ce message à dame Khiara de la maison Thélamon ! Elle loge au Poney Fringuant. Je veux que tu le lui remette en main propre c'est compris ?

- Oui sire !

Le laquais sorti aussi vite qu'il est entré.

Le vieil homme regardait les habitants de Bree par la fenêtre courir à droite et à gauche.

- Astarot, cette fois je te tiens ! La maison Todbringer à encore besoin de tes aptitudes....


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#8 13-07-2007 16:36:08

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

Entraînement au clair de lune.

Par une belle nuit étoilé, Astarot s'entraînait dans son jardin secret au coeur de la Comté. La nuit était tempérée, pas un souffle de vent, ni même une petite brise. 

Son entraînement d'escrime avais l'air d'être épuisant. Il enchaînait avec célérité les poses, les feintes et les passes d'arme. Après virent les techniques qu'Angélo lui avait transmit. Toutes les techniques étaient de véritable danse de l'épée. Elles mélangeaient tout types de frappes ; hautes, basses, transversal inférieur transversale supérieur, feintes etc. La vitesse à laquelle les lames se déplaçaient dans l'air était ahurissante. Seule les étoiles et un hibou semblaient être les témoins de cette scène.

En fait, Astarot n'était pas seul, depuis un bon moment un homme l'observe discrètement.  Il s'agissait de son maître.

-Angélo  (pour lui-même) : Il a progressé le petit. Son coeur à l'air d'être plus léger ce soir.

Pendant ce temps, le jeune bretteur préparait une sorte de mannequin au milieu de la clairière. Il fît rouler un tronc d'arbre et la souleva pour le mettre à la verticale. Planté dans le sol, ce gros morceaux de bois était donc devenu l'ennemi virtuel du jeune homme.

-Angélo  (pour lui-même) : Que fait il ? Je lui avais bien dit de ce...

Angélo n'eut pas le temps de finir sa phrase, ses yeux étaient grands ouvert. On aurait dit qu'il venait d'apercevoir  un spectre.

-Angélo  (à voix basse) : impossible, comment aurait il put ...

Astarot se tenait dans une étrange position face au tronc d'arbre. Ses deux épées étaient dans leurs fourreaux. Son ennemi virtuel voyais son profil gauche. Il avait la jambe gauche pliée et la jambe droite tendu. Sa main gauche était posée sur la garde de son épée droite. Et la main droite tendu vers l'arrière, on aurait dit qu'elle faisait office de gouvernail. Le jeune homme était concentré, toute son attention était focalisée sur le tronc. Son coeur palpitait et des gouttes de sueur perlait sur son front.

-Angélo  (pour lui-même) : cette position... n'est pas identique à la mienne. Il est trop penché vers l'avant et il contracte bien trop ses muscles... Hein ! Non, j'ai compris ce n'est pas....

A cet instant Angélo vit une flèche humaine foncer à une vitesse surhumaine sur la souche. Dans un boucan infernal, un déluge de coup s'abattit sur le tronc. Un grondement sourd venait ponctué chaque coup du guerrier. Le dernier coup de cette attaque fut beaucoup plus violent, il fit littéralement explosé ce qui restait du tronc. Il fut porté avec les deux épées en même temps. Il frappa le tronc de plein fouet en dessinant un "X" avec ses épées.

Après cette attaque, le jeune homme était tétanisé par l'effort, il se tenait debout  complètement immobile. Son souffle était très rapide, son coeur battait à toute allure et ses pupilles étaient dilatées.

Angélo était encore sous l'effet de surprise.

- Angélo : impossible ! En si peu de temps, c'est incroyable.

Angélo s'approcha et dit à voix haute pour que son disciple puisse l'entendre.

- Angélo : Imbécile ! Je te demande de te reposer et toi tu n'as rien d'autre à faire que d'inventer des techniques pareilles !

Astarot tourna la tête vers Angélo avec un air surpris.

- Angélo (avec un grand sourire se dirigeait vers Astarot tout en parlant) : Magnifique. Ce soir j'aurais appris une chose.

Astarot cherche toujours à reprendre son souffle.

- Angélo : Ce soir je viens de voir le disciple dépasser le maître. Félicitations Astarot.

En prononçant ces paroles, Angélo était arrivé devant Astarot. Le jeune guerrier regarda son maître avec un large sourire et s'évanouit dans la foulée. Angélo eu le réflexe de l'attraper avant qu'il ne percute le sol.

-Angelo  ( en tenant Astarot dans ses bras, comme un père tiendrait son enfant) : Ton attaque est certes puissante, mais elle a besoin d'une grande force physique. Dans ton état actuelle exécuter une pareille attaque est trop dangereux. Elle exerce un trop forte pression sur tes os et tes ligaments.

Le maître d'arme allongea le jeune homme par terre. Puis, s'assit à côté de lui en attendant qu'il reprenne connaissance.

Dernière modification par Astarot (13-07-2007 16:39:32)


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#9 17-07-2007 00:46:52

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

Après une bonne demie heure Astarot reprit ses esprits. L'entraînement l'avait complètement épuisé. Angélo était assis en contemplant paisiblement les étoiles.

- Angélo : Alors, ça y es-tu reprend connaissance ?

- Astarot ( en s'étirant ) : oui... Je crois que j'ai un peu forcé sur la dose ce soir.

- Angélo : Un peu ? Tu rigoles ! Tu as un grain. Ce n'est pas possible, tu n'écouteras jamais personne.

- Astarot ( avec un petit rire ) : Tu me connai.

- Angélo ( en haussant les épaules) : Tu ne changeras jamais. Mais ça me fait plaisir de revoir le vrai Astarot. Pas cette loque qui culpabilisait pour la mort de son frère.

- Astarot : Héhé, je dois être prêt au cas où mon père décide de lancer ses trois cents hommes à mes trousses.

- Angélo : Tu n'as aucune crainte à avoir. Tu as combattu avec la plupart de ces hommes, beaucoup sont de ton côté.

- Astarot (avec un air nostalgique) : Ca me ferait bien plaisir de les revoir. J'ai vu beaucoup de souffrance sur les champs de bataille. Mais, j'ai aussi passé d'excellents moments avec les soldats de mon père. Dans la garnison que je commandais, on était tous si unis... La vie était simple, les veillées au coin du feu, s'occuper des cheveux, s'entraîner ensemble... Je préférais mille fois être avec eux, que d'être obligé de faire le beau comme un chien, pour les soirées qu'organisait le vieux.

- Angélo : Je me rappelle, tu as commencé comme simple porte bannière. Tu ne savais même pas manier une épée quand ton père t'envoya pour la première fois à la guerre. Et tu as fini général à seize ans.

- Angélo : Tu as gravit les échelons grâce à tes exploits. Malgré ton nom, tu ne t'es jamais senti supérieur aux autres. Tu voulais être traité comme un simple soldat . De plus, comparé à ton père et à ton frère tu n'as jamais hésité à risquer ta vie pour sauver un compagnon.
- Astarot : Je voulais juste qu'on oublie mon nom de famille. Je ne voulais que mon nom me donne des passes droits.

- Angélo ( sourit ) : Tout le monde à la forteresse se souvient de toi comme un héros et non comme un meurtrier. Ton père est coincé, il ne peut pas te tuer. Il est obligé de te ramener au Gondor comme héritier. Il sait qu'il n'a pas le choix. Mais comme toujours il voudra te manipuler et se servir de toi.

- Astarot ( regarde son maitre avec un regard taquin) : Tu crois vraiment que je le laisserais faire de moi sa marionnette ? Tu sais qu'il a souvent essayé.

- Angélo ( avec un large sourire) : Et comment que je m'en souviens ! Tu n'en ratais pas une pour te rebeller et lui faire des sales coups. Mon dieu, je le revois encore fulminer de rage dans les couloirs de la forteresse en braillant Asssssssstarot !

- Astarot : Tu te souviens de l'histoire du discours ? Héhé

- Angélo : Oh oui je m'en souviens parfaitement. Ce jour-là ton père devait faire un discoure devant l'intendant du Gondor, les soldats et la population.

- Astarot : Excact, mon père avait préparé un beau discoure pour cette occasion. La veille je me suis glissé dans sa chambre et je l'ai remplacé par une chanson...

- Angélo ( en rigolant fort) : Et quelle chanson ! Quand ton père était sur l'estrade et qu'il a prit le parchemin pour le lire, il est devenu blême. On aurait dit qu'il avait vu un fantôme sortir du parchemin.

- Astarot ( riait de bon coeur) : Avec cette histoire, il a fait un discours catastrophique. Son orgueil en avait pris un bon coup ce jour-là.

- Angélo (en redevenant sérieux) : On a bien rigolé, sauf lorsqu'il a appris que c'était toi...

- Astarot : Oui, il n'a pas fait dans le détail ! C'est le bourreau qui a exécuté la punition devant ses eux. Je me rappelle très bien du sévices corporelle que j'ai enduré ce soir-là. Le bourreau m'a attaché solidement sur une sorte de chaise. J'avais les poignet attaché sur les accoudoirs de la chaise. Il s'est approché et m'a fait une large entaille sur le bras droit avec un couteau. Ensuite il s'est amusé à badigeonner la plaie avec du sel et du vinaigre.

- Angelo ( l'air grave) : Quelle cruauté...

- Astarot : Mon père me fixait avec ses petits yeux noir plein de haine. Il voulait me voir crier, me voir souffrir. Mais je me suis retenu de toutes mes forces pour ne pas lui faire ce plaisir. J'avais l'impression que ma chaire brulait avec le sel et le vinaigre. Comme il n'avait pas eu ce qu'il voulait, il est parti encore plus enragé. Il ma laissa la nuit entière attachée avec ma blessure au bras.

- Angélo : Malgré ses punitions, tu as toujours continué à le provoquer.

- Astarot : Il fallait qu'il comprenne que je n'avais pas peur de lui. Malgré tout ce qu'il a pu me faire, jamais je n'ai courbé l'échine devant lui . Et jamais je ne la courberais devant des hommes comme mon père. Des lâches qui se cachent derrières leur pouvoir et leur argent.

Angélo regardait son disciple avec un air satisfait. Il était de nouveau sur le bon chemin.

- Angélo : Je suis content d'être venu te voir ce soir . Asarot, tu ne dois plus te considérer comme mon disciple, mais comme un maitre escrimeur. J'ai pu observer ta nouvelle technique. Pour pouvoir exécuter une série de coups à cette vitesse tu as été obligé de maitriser ma botte secrète avant, n'est-ce pas?

- Astarot : C'est exact, je me suis beaucoup entraîné pour pouvoir l'apprendre et la maitriser. Tu n'as pas eu le temps de me l'apprendre. Tu me l'avait montré juste une fois.

- Angélo : C'est vrai, tu l'as apprise tout seul et tu en as créé une nouvelle. Une technique qui est à toi, que tu as créé. Si je devais affronter ta nouvelle technique, je ne sais pas si j'y survivrais.

Astarot était trop ému pour répondre. L'homme qu'il considère comme un génie, comme son idole venait de lui faire le plus beau compliment qu'il pouvait lui faire.

- Angélo : Néanmoin n'oublie pas de te ménager. Tu dois prendre soin de ton corps. J'ai discuté avec plusieurs érudits à Bree. J'ai ici un livre avec tout ce qu'il te faut pour soulager un peu ta carcasse. Ne te fait pas trop d'illusion tu ne guériras jamais, mais avec ce remède tu pourras freiner la détérioration de tes articulations.

Astarot rangea précieusement dans sa besace le livre qu'Angélo venait de lui donner.

- Astarot : Merci du fond du coeur Angélo.

- Angélo : une dernière chose accepte ce petit cadeau.

Angélo enleva le collier qu'il portait autour du cou. Il s'agissait d'un beau collier en or blanc, représentant plusieurs cercles imbriqués les uns dans les autres. C'est mon maitre qui me l'avait donné jadis pour prouver que j'étais son digne successeur. Tu maîtrises toutes mes techniques et tu en as inventé une nouvelle. Je n'ai plus rien à t'apprendre. Prend le Astarot il est à toi. Viendra le jour où tu auras toi aussi un disciple à qui tu le lui transmettras et ainsi de suite.

Astarot. Te voilà le treizième héritier des secrets de la technique Blitzen, de l'académie d'Eisen.

Le jeune guerrier l'attacha autour de son cou avec une grande fierté.

- Astarot : Angélo ...
- Angélo
( en interrompant Astarot) : Pas la peine de me remercier, ainsi va la vie. Bon je dois retourner à Bree. Je reviendrais te tenir au courant de la situation.

- Astarot : Merci pour tout Angélo, a bientôt.

Le vieux bretteur repris le chemin de Bree.

**************************************************************************************************************************************************

Dans la maison du bourgmestre de Bree. Boris Todbringuer était assis devant la cheminée. Il tenait une coupe remplie de vin rouge. Son visage était déformé par la colère.

- Quelle insolente ! Comment cette garce a t'elle osé venir me menacer !

Il lança de rage sa coupe contre la cheminée.

- Astarot je vais te briser et la petite Thélamon aussi ! Tu seras obligé de me suivre au Gondor en rampant. Je vais t'apprendre une fois pour toute l'obéissance qu'un fils doit avoir envers son père !

Un rire de dément raisonna dans toute la maison du Bourgmestre.

- Peu m'importe que tu sois à l'article de la mort. La maison Todbringer à encore besoin de toi. Tu partiras bientôt pour ta dernière bataille... Si tu en reviens tu seras un héros et si tu y meurs tu seras considéré comme un martyre qui s'est sacrifié pour le Gondor. Dans les deux cas, le prestige que notre maison récoltera sera énorme !

Dernière modification par Astarot (17-07-2007 00:52:50)


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#10 18-07-2007 17:03:42

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

Père et fils

Astarot

Assis dans l'herbe, quelque-part dans un pré.
Je repensais à tout ce qui s'était passée.
Ces derniers temps ma vie c'est compliquée.
A cause des ambitions d'un forcené.

De cachette en cachette, j'ai atterri dans la comté.
La fôret m'a procuré, un refuge inespéré.
La nature et le calme, l'esprit m'ont apaisé.
Et  j'ai pu m'entraîner au maniement de l'épée.

Achevé ma technique était le but souhaité.
Je me devais d'être préparé pour survivre aux danger.
Puisque mon père n'a pas l'intention de me lâcher.
Comme par le passé, je vais devoir l'affronter.

Cette fois, aucun moyen de s'échapper.
Jamais il ne pourra monnayer ma liberté.
S'il insiste à me persécuter pour devenir son héritier.
Je lui planterais mon épée, sans aucune pitié.

Boris

Après quatre ans, il est temps de rentrée !
Pensais-tu pouvoir m'échapper ?
L'heure est venue de te soumettre à ma volonté.
Que tu le veuilles ou non tu seras mon héritier.

Cette fois, même Angélo ne pourra m'arrêter.
Personne ne pourra t'aider ou te protéger.
Même avec les os brisés, tu auras une utilité.
Tu redeviendras ma marionnette préférée.

Malgré les menaces de cette petite écervelé.
Le stratagème que j'ai imaginé est déjà lancé.
Rien ni personne ne pourra le contre-carrer.
Prépare-toi Astarot, car ta vie va changer !

hrp : Voila un petit résumé en poésie de la situation entre le papa et le fiston.


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#11 24-07-2007 15:50:13

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

Dans le salon de la maison du Bourgmestre de Bree. Boris se tenait devant la cheminée. Il regardait les flammes danser dans le foyer.

-Boris : Tu seras bientôt entre mes mains Astarot. Joffrey avait raison, engagé cet homme pour  retrouver mon abruti de fils était une excellente idée...

La nuit était calme et douce. La lune était déjà bien haute dans le ciel escorté par son cortège étoilé. Ce soir-là, Astarot se rendait à Combe pour y rencontrer un guérisseur. Ses mains le faisaient atrocement souffrir.  Malgré la douleur et l'infection qui commençait à se propagé sur les paumes de ses mains, il marchait d'un pas rapide. Il avait l'intention de contourner Bree et d'atteindre sa destination en passant par Staddhel.

Après avoir dépassé le camps d'Adso, il senti une vive douleur au niveau de ses côtes.  Une fléchette était plantée sur son flanc gauche. Tout en regardant les environs, il arracha la fléchette.

- Astarot   ( se dit à lui-même) : un assassin...

Un étrange liquide de couleur mauve perlait le long de la pointe.

- Astarot : du poison ...

Le poison se propageait déjà dans ses veines.

- Astarot  ( se dit à lui-même) : Je dois rejoindre Combe au plus vite.

Pour se préparer en cas d'attaque, il détacha le fourreau de sa ceinture et le pris dans la main droite en se mettant à courir aussi vite qu'il le pouvait.

- Astarot ( se dit à lui-même) : J'aurais la force d'exécuter qu'une seule attaque.

En effet, en tenant le fourreau avec sa main il pourrait dégainer l'épée beaucoup plus vite. Cette technique destinée aux duels lui a été apprise par son maître. En contre partie, tenir l'épée avec ses mains blessée était un vrai supplice.

A quelques mètres de Staddhel, il du s'arrêter pour reprendre son souffle. En s'appuyant contre un arbre, le jeune homme tentait de reprendre des forces. Les effets du poison commençaient à se faire sentir. Plus les minutes passaient et plus il se sentait faible.

Une voix se fît alors entendre.

- Un homme : Félicitations, malgré la dose tu tiens encore debout. L'entraînement avec Angélo à l'air de t'avoir rendu un peu plus fort.

En mettant d'instinct sa main gauche sur la garde de son épée, Astarot se retourna pour faire face au mystérieux individu.

- Astarot   (avec un air très surpris) : Toi ?! Ce n'est pas possible...

- L'homme :  Allez range ton jouet, tu n'as aucune chance contre moi.

- Astarot   (avec un petit rire en coin)   : Aurais-tu peur de m'affronter ?

- L'homme : Petit tu ferais bien de ne pas me provoquer. Je dois te ramener vivant chez le vieux. Tiens toi tranquille et il ne t'arrivera rien de fâcheux.

L'homme fît quelques pas vers Astarot. Le jeune homme adopta une position bien particulière qui attira l'attention de son adversaire.

L'homme   ( avec un regard froid et dénué de tout sentiment ) : Comme tu veux Astarot, je relève ton défi.

L'homme dégaina un sabre dans sa main droite et une dague dans sa main gauche et adopta également une position d'escrime. Les deux combattants se regardaient droits dans les yeux.

L'attitude du jeune homme contrastait avec celle de l'assassin. Il avait le souffle court, de la sueur qui dégoulinait le long de son visage. Avec sa main droite il tenait son fourreau et sa main gauche était placée sur la garde de l'épée. Le regard du jeune homme n'avait plus rien à voir avec celui du Astarot que tout le monde connaît. Il était aussi dur que la lame de son épée. En face, l'homme était calme et affichait une grande confiance dans sa technique.

- Astarot  (pour lui-même) : Je n'ai pas le droit à l'erreur. C'est la première fois que je vais utiliser la botte secrète d'Angélo en combat réel... Il est le combattant qui connait le mieux Angélo pour l'avoir affronté plusieurs fois. Je dois l'exécuter à la perfection.

L'homme se jeta sur lui l'épée au poing en exécutant une suite de feinte avec son épée pour tenter de déstabiliser Astarot. Ce dernier resta toujours dans la même position jusqu'au dernier moment. Le moment crucial ou l'assassin eu achever sa suite de feinte pour venir finalement essayer de planter sa dague dans la gorge du jeune bretteur. C'est dans cette fraction de seconde, qu'il dégaina son épée avec une vitesse surhumaine.

- L'homme : J'en étais sûre, je vais la bloquer ton attaque. Votre style Blitzen n'a plus de secret pour moi !

L'homme renonça à finir son attaque pour tenter de bloquer l'épée d'Astarot avec sa propre lame. Seulement il avait sous-estimé la puissance et la vitesse du coup porté par le jeune homme. Les deux épées s'entrechoquèrent, mais l'énergie cinétique développée par l'attaque du jeune homme était trop forte et il finit par briser en deux la lame de son adversaire. L'assassin reçu au passage une profonde entaille allant du coin inférieur gauche jusqu'au coin supérieur droit de sa cavité abdominal. Le coup n'a pas été mortel, car l'assassin à malgré tout bien anticipé l'attaque. Il était allongé dans l'herbe complètement hors d'état de nuire.

De son côté, Astarot était galvanisé par la montée d'adrénaline, il rengaina son épée et se précipita vers Staddhel, pour atteindre Combe le plus rapidement possible. Les effets du poison commençait à devenir violent. Sur le trajet de l'auberge de Combe, il fût pris de vertiges et de violentes convulsions.

En rentrant dans l'auberge, il tomba sur son ami Gudrimhid. Un peu embêté, il alla vers lui pour le saluer. Il devait absolument faire bonne figure pour éviter d'avoir à s'expliquer sur l'attaque qu'il venait de subir...

De son côté l'assassin resta une bonne heure allongé sur le sol avant de reprendre connaissance.

- L'homme : Il est fort le môme... La prochaine fois Astarot, je serais sur mes gardes... 

Dernière modification par Astarot (24-07-2007 16:11:38)


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

#12 27-07-2007 15:08:08

Astarot
Conseiller

Re : Lettre

Tout seul dans la chambre du poney, Astarot brûlait d'envie de retourner sur le lieu du combat. Malgré son mal de crâne et les recommandations de Khiara. Il se leva et pris la direction du camps d'Adso. Il avait confiance en Khiara, mais il fallait qu'il aille voir de ses propres yeux.

Ce n'était pas la première fois qu'il rencontrait Artémis, mais c'était leur premier combat. Ce sinistre personnage est l'assassin de la maison Todbringer. Peut de gens connaissent son existence et ses fonctions au sein de la maison. L'assassinat est une pratique courante pour régler les différents entre noble. C'est la face cachée de cette société doré.

Artémis est un escrimeur redoutable, aussi agile dans l'art du meurtre que dans l'art de manier une épée. Son style de combat est d'une efficacité redoutable, il mélange le sabre et la dague  . En combat, on pourrait le comparer à un grand félin. Une grande agilité, une souplesse de chat et des réflexes hors normes. Il a toujours voulu savoir qui de lui ou d'Angélo était le plus fort bretteur de la maison Todbringer.

Ca peut paraître curieux, mais quelque part Astarot a de l'admiration pour cet homme. Pour lui non plus la vie n'a pas dû être facile. De plus, comme son mentor, il est un artiste épée en main. Devenir un virtuose de l'escrime, améliorer sa technique est une notion qui trotte dans la tête d'Astarot depuis qu'Angélo a fait de lui son héritier.

Lorsqu'il sortie de sa rêverie, il était plus très loin du lieu du combat. Ca c'est déroulé dans un petit bosquet prêt du camps d'Adso. L'endroit était encore marqué par le duel. La première chose qui attira le regard du jeune homme était la pointe du sabre qui était venu se planter sur le tronc d'un arbre. L'autre morceau était par terre à côté d'une flaque de sang coagulé.  En observant bien, il y avait une traîné de sang qui se dirigeait vers le camps d'Adso.... Astarot était un peu inquiet pour ces paisibles voyageurs qui n'avaient rien demandés à personnes. En tout cas, il n'y avait plus aucun doute, Artémis était vivant. Son père l'avait lancé à ses trousses pour le ramener. Maintenant qu'il a été vaincu, il voudra en faire une affaire personnelle et se venger.

Astarot resta de longues minutes sur le lieu du combat pour méditer. Pendant ce combat il a été à deux doigts d'être tué. Son coeur s'emballa lorsqu'il réalisa qu'il a dégainé l'épée alors que la dague d'Artémis était presque sur sa gorge. La vie d'un bretteur ne tient vraiment qu'à un fil... 

Dernière modification par Astarot (27-07-2007 15:08:33)


"L’épée est comme un oiseau : serrez-la avec excès et ça l’étrangle, ne serrez pas assez et elle s’envole"
"L'épée a des secrets infinis ; elle se transforme sous la main qui la guide ; agile, attentive, souple, intelligente, elle obéit à la moindre indication de la pensée."

Hors ligne

Pied de page des forums